Hamaika et le poisson en lice pour les pépites du SLPJ !

10 octobre 2019

Chaque année, le Salon du la littérature et de la presse jeunesse de Montreuil remet ses Pépites. Nouveauté 2019, une catégorie « fiction junior » récompense les premières lectures. Et pour cette première année, Hamaika et le poisson, Petite Polynie de Pierre Zapolarrua, illustrée par Anastasia Parrotto compte parmi les six titres en lice ! Nageoires croisées, résultats le 27 novembre.

Pierre Zapolarrua : « Hamaika est une figure éminemment positive. On retrouve l’image des humanistes de la Renaissance, poètes et scientifiques, ouverts sur tout. Avec une démarche très empirique : essayons, on verra bien ! Elle figure en ce sens cette soif inextinguible de connaissances, cette infinité de connaissances, comme il y a une infinité d’êtres, d’existences qu’une vie entière ne suffit pas à embrasser. »

Que faire de son ami ? Nouvelles de Polynies n°3.
Comment écrivez-vous ? Nouvelles de Polynies n°3.
Ne pas baisser les ailes, rencontre avec Pierre Zapolarrua autour de Hamaika et le poisson
Onze-Infini(ment) reconnaissant : lectures d’Hamaika

Hamaika et le poisson
Pierre Zapolarrua
illustrations d’Anastasia Parrotto.
Petite Polynie.
Collection dirigée par Chloé Mary.
ean 9782352894131. 9,50 €
Impression en quadrichromie.
72 pages. 14 x 19 cm.
Janvier 2019.

Le livre du libraire : Chloé, de Floury Frères

5 octobre 2019

En tant qu’éditeur, nous revendiquons l’existence d’un fonds MeMo, d’un catalogue d’auteurs dont les titres ont une longue vie, échappant au pilon et étant même réimprimés. Nous louons le soutien des libraires indépendants, qui n’hésitent pas à faire vivre ce fonds, et non pas uniquement les dernières parutions. Dans nos conversations, ils nous citent souvent leur livre MeMo préféré, celui qui les a marqués, qu’ils chérissent et qu’ils tiennent à avoir dans leur librairie, qu’importe la date de parution. Nous avons eu très envie de partager leurs mots avec le plus grand nombre, ce regard un peu différent du nôtre sur des œuvres que nous aimons profondément.

Chloé Bénéteau, de la librairie toulousaine Floury Frères nous parle de Petite Pépite de Nada Matta, paru en 2016.

J’ai pris le temps de choisir l’album édité aux éditions MeMo que je souhaitais présenter tant il est compliqué, voire déchirant, d’en choisir un seul. Après les surprises graphiques et les histoires bouleversantes, j’ai finalement décidé de vous écrire à propos du livre qui a certainement ému le plus d’adultes à qui je l’ai mis dans les mains. Bien sûr je fais ici écho à quelques voix qui s’interrogent et s’insurgent sur le public destinataire de cette littérature dite jeunesse. Et pourtant, pourquoi cette littérature ne s’adresserait-elle pas à tout le monde. N’est-ce pas notre rôle d’ouvrir cette frontière ? Les talents sont là, partageons-les, transmettons-les !

Dans la librairie où je travaille, c’est Petite pépite de Nada Matta, franco-libanaise, qui a certainement le plus humidifié les yeux de ces grandes lectrices et grands lecteurs qui se sont laissé·e·s apprivoiser par la littérature jeunesse, attiré·e·s dans un premier temps par sa superbe couverture. Cette pépite est une petite fille différente racontée par sa maman. Elle entre dans l’histoire par les difficultés rencontrées en société. Elle tente de la présenter avec des références propres à l’imaginaire, sans jamais dire quelle est cette différence. On remarque dans le dessin le visage d’une fillette qui est certainement trisomique mais ce n’est pas nécessaire de le savoir. Et quel plaisir que cela. Toute personne, enfant ou pas, ne se sentant pas dans la norme peut se reconnaître et c’est bien la richesse de cet album.

« C’est une sirène ? Non.
C’est un lutin ? Pas tout à fait.
C’est une petite fée ? Presque.
Elle est magique ? Oui ! »

Et puis c’est simplement une très belle déclaration d’amour qui se magnifie par le récit de Nada Matta en dernière page. Comment ne pas succomber à cela, mieux appréhender la vie et parfois se consoler. Je pense qu’il y a du sublime dans ces livres qui touchent à l’intime.

Petite Pepite

Retrouvez l’ensemble des chroniques de libraires.

Mon bison, de Gaya Wisniewski, primé en Belgique !

1 octobre 2019

Ce 1er octobre, Gaya Wisniewski est récompensée par le Prix de la première œuvre de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour son album Mon bison ! Voici les mots de Michel Defourny au sujet de Gaya.

Elle n’avait que quatre ans lorsque sa maman, la soulevant dans ses bras, lui fit voir celui qui deviendrait son ami pour la vie.Avec son corps trapu, son encolure massive, sonépaisse fourrure, sa longuebarbe, loin d’impressionner la fillette, le bison la fascina. Chaque jourpour le rencontrer, elle retourna au même endroit. Une fois, il lui sembla qu’il lui disait : « Approche ! » C’est ainsi qu’il devint « son bison », après qu’ils se soient apprivoisés et qu’elle lui offrit des petits plats qu’elle avait cuisinésIl y goûtait, par affection probablement, même s’il ne les appréciait guère. Un matin de printemps, répondant à l’appel de la nature, il partit rejoindre les siens, promettant de revenir l’hiver prochain. Ce qu’il fit. Tel est le début de l’histoire racontée par l’héroïne elle-même qui se souvient. Elle nous entraîne au sein d’une grande forêt qui évoque pour moi celle de Bialowieza aux confins de la Pologne et de la Biélorussie. Si,par la suite, le ton de la narration ne change pas, en même temps que l’amitié entre les deux êtres s’épanouit en un véritable amour, le bison s’humanise comme par enchantement. Le voilà assis en train de converser, prêt à boire une tasse de thé (ou de café) face à son amie confortablement installée dans un grand fauteuil ou le voilà étendu,remplissant de sa masse un lit d’alcôve à la couleur bleutée.Dans la neige, blottis l’un contre l’autre, ils n’ont jamais eu froid. Avec le temps, ils sont devenus âgés, se réfugiant dans le passé de leur enfance, évoquant la présence de leur maman qui manque à chacun.Un hiver, lebison n’est pas revenu. Les recherches de sa vieille amie furent vaines. Mais lorsque ses larmes eurent séché, elle l’entendit dans son cœur. Il lui disait : « Je serai dans chaque fleur que tu découvriras au printemps, dans chaque bruit de la forêt, dans la caresse du vent, dans chaque flocon qui tombera… ».

Album émouvant… entre imaginaire et réalité, entre attachement et séparation, entre enfance et grand âgePour rendre palpable la fourrure du bison, pour nous faire pénétrer dans la forêt, pour souligner la proximité de la fillette et de l’animal, Gaya Wisniewskia utilisé le fusain, au noir duquel elle a mêlé quelques touches de blanc. Et de bleu aquarellépour illuminer la page et pour traduirela magie du récit.Les qualités de narratrice et d’illustratrice de Gaya Wisniewski, dont Mon bison est le premier album, sont confirmées dans le second titre qu’elle vient de publier chez le même éditeur. On y retrouve, dans un paysage couvert de neige, Chnourka, une fillette qui vit en solitaire dans une maison au milieu des bois et qui attend la visite de ses amis avec lesquels partager les joies de l’hiver :Tomek, un bison costaud,Mirko un petit chat gourmand, impatient et aventurier, Emile, échassier blanc au long bec, et Zachary terriblement frileux, à l’allure de marmotte.

Mon bison

Rendez-vous à Mouans-Sartoux

1 octobre 2019

Pour la deuxième année, nous serons au salon du livre de Mouans-Sartoux ! Vous pourrez nous retrouver dans l’espace Jeunesse, stand D149, du vendredi 04 au dimanche 06 octobre.

Eliott&Nestor

© Eliott & Nestor, Mélanie Rutten.

La biennale des illustrateurs de Moulins expose Fanette Mellier et Junko Nakamura

25 septembre 2019

Du 26 septembre au 06 octobre, la 5e Biennale des illustrateurs, à Moulins, expose onze illustrateurs, dont Fanette Mellier et Junko Nakamura.

Feuille

Fanette Mellier investira le cours Jean Jaurès, au cœur de la ville, et proposera une création originale autour de la lumière, une exposition à découvrir en déambulant.

 

 

Lune

Le travail de Junko Nakamura sera présenté à la médiathèque de Moulins, mêlant esquisses, illustrations définitives et livres.
« Dans sa mise en scène d’un monde poétique, la nature tient une large place, et invite à l’observation du temps qui passe et aux métamorphoses qu’il engendre. »