Lire avec Claire Garralon à Malakoff

17 mai 2021

Nous sommes livres, c’est un projet original qui réunit l’Espace Lecture, une bibliothèque associative, deux écoles maternelles du quartier nantais de Malakoff et les éditions MeMo. Portés par la volonté de rendre partout accessible le livre, les acteurs du projet accompagnent les enfants et leurs familles tout au long de l’année.

Après Anne Bertier en 2016, Junko Nakamura en 2017, Émilie Vast en 2019, cette année, c’est Claire Garralon qui est invitée ! Canards, poules, chiens et autres personnages seront au rendez-vous, pour des rencontres et ateliers colorés.

La promenade des canards

PROGRAMME
Jeudi 20 mai à 15h
Inauguration de l’exposition « Au fil des jours » des groupes « français au quotidien » de l’accoord du quartier Malakoff en présence de Claire Garralon, auteure-illustratrice
Vendredi 21 mai à 14h30
Rencontre en visio avec Claire Garralon en présence des éditions MeMo
Samedi 22 mai à 10h ou 11h ou 14h30
Ateliers avec Claire Garralon – ouvert à tous
Ces évènements auront lieu au sein de la bibliothèque, 3-5 rue d’Autriche
Renseignements au 02 40 48 67 93 espace.lecture@orange.fr
Gratuité sur l’ensemble des manifestations. 

Carte blanche au Lieu Unique

7 mai 2021

Du mercredi 12 au dimanche 23 mai, le salon de lecture du Lieu Unique met en avant les éditions MeMo !

Le samedi 22 mai, dès 16h, un atelier avec Isaure Fouquet sera proposé aux enfants. Un oiseau bleu, des nuages à pois et un escargot avec une drôle de coquille, voici quelques éléments de base pour créer un mobile unique. Les adultes pourront, eux, en découvrir plus sur la maison d’édition lors d’une rencontre avec Christine Morault, la cofondatrice de la maison.

L'oiseau bleu

 

Écoutez la rencontre avec Christine Morault sur Jet FM.

Louise-Marie Cumont exposée aux Drapiers

10 mars 2021
La galerie liègeoise Les Drapiers présentera Pages textiles, du 13 mars au 24 avril, consacrée au travail de Louise-Marie Cumont et celui de Sandra Dufour. Cette exposition, en partenariat avec les Ateliers du Texte et de l’Image, met en regard deux artistes qui ont fait du tissu et du fil leur medium dans la litterature jeunesse, et sera l’occasion de découvrir leurs œuvres originales, la délicatesse et la poésie de leurs travaux.
Ce samedi 13, la librairie La grande ourse accueillera les deux artistes pour une rencontre avant le vernissage de l’exposition. Cette discussion sera retransmise en direct, de 11h à 12h30, accessible à tous via ce lien.
Au lit

Tatiana Mailliard-Parain (1928-2021)

3 mars 2021

Tatiana Mailliard-Parain s’est éteinte le 23 février 2021, à Meaux. Fille unique de Brice Parain et de Nathalie Parain, elle avait épousé Daniel Mailliard en 1948. Elle vivait à Charny, dans une grande maison familiale, où je lui avais rendu visite en 2006, avant la réédition de Mon Chat, dans la collection de l’association Les Trois Ourses, qui nous avait fait découvrir cette immense créatrice, dont les ouvrages ont marqué l’histoire du livre jeunesse. C’était le premier ouvrage de cette collection, et Nathalie Parain ne pouvait qu’ouvrir la marche, tant son travail fut un pont essentiel entre Paris et Moscou, composant chaque page comme un tableau coloré, en utilisant autant le blanc du papier que de grands aplats de couleur. Ce premier ouvrage, accompagné en particulier par Michèle Cochet, a été suivi par beaucoup d’autres, et nous avons toujours trouvé en Tatiana la passeuse de l’œuvre de Nathalie Parain, facilitant nos recherches, nous ouvrant toutes les archives de travail de sa mère. Rarement ce mot d’ayant-droit a été, à ce point, synonyme de générosité et d’intérêt pour notre entreprise de réédition d’ouvrages de Nathalie Parain. 

En 2008, une vente aux enchères chez Beaussant Lefèvre avait été l’occasion pour la BnF de préempter les originaux de Mon Chat. Encore récemment, en 2019, Tatiana Mailliard-Parain a donné tous les carnets de croquis de Nathalie Parain à la BnF. L’Heure Joyeuse avait acheté, bien des années auparavant, la bibliothèque de livres soviétiques de Nathalie Parain.

En 2019, une monographie, dont les auteurs sont Michèle Cochet, pour une série d’entretiens avec Tatiana, Michel Defourny et Claude-Anne Parmegiani, a permis de réunir des documents et des dessins inédits et de mettre en perspective ce travail avec celui des créateurs qui ont œuvré pour Le Père Castor. En 2020, l’ouvrage a été primé par le jury du Filaf dans deux catégories, prix du meilleur livre jeunesse et prix spécial du jury. Pour les éditions MeMo, cela aura été une immense satisfaction que de pouvoir offrir à Tatiana, de son vivant, cet hommage à sa mère. Une cérémonie orthodoxe rassemblera sa famille et ses amis le 4 mars à 10h, dans l’église de Charny.

Christine Morault

 

Tatiana Mailliard-Parain

 

Le livre du libraire : Laurena, du Neuf

25 février 2021

En tant qu’éditeur, nous revendiquons l’existence d’un fonds MeMo, d’un catalogue d’auteurs dont les titres ont une longue vie, échappant au pilon et étant même réimprimés. Nous louons le soutien des libraires indépendants, qui n’hésitent pas à faire vivre ce fonds, et non pas uniquement les dernières parutions. Dans nos conversations, ils nous citent souvent leur livre MeMo préféré, celui qui les a marqués, qu’ils chérissent et qu’ils tiennent à avoir dans leur librairie, qu’importe la date de parution. Nous avons eu très envie de partager leurs mots avec le plus grand nombre, ce regard un peu différent du nôtre sur des œuvres que nous aimons profondément.

Laurena, de la librairie Le Neuf, de Saint-Dié-les-Vosges, nous parle de Attends que la lune soit pleine, de Margaret Wise Brown et Garth Williams. Initialement paru en 1948, ce livre n’avait jamais été traduit en français.

 

J’ai toujours eu peur d’attendre que le soir tombe. J’étais une enfant affreusement trouillarde, et le noir, la pénombre, pour moi, il n’y avait rien de plus terrifiant. Lune ou pas lune, la nuit qui tombait c’était la terreur.

Mais pour le petit raton de cette histoire, pas du tout ! La nuit, c’est fascinant ! Il l’imagine de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et de toutes les formes possibles. Et sa maman est là pour lui apprendre la patience, l’attente du bon moment. Car la nuit ne dévoile ses secrets qu’à son apogée…

Peut-être que si j’avais eu ce livre un peu plus tôt, j’aurais pu préserver le sommeil de mes parents. Ou pas. Ils m’auraient sûrement retrouvée dans le jardin, la tête levée vers le ciel, à attendre à mon tour que la lune soit pleine.

Attends que la lune

 

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