Un trou, c’est pour creuser

Après Un trou, c’est pour creuser, Maurice Sendak et Ruth Krauss, adeptes de « l’observation attentive des enfants dans l’ici et maintenant », ont continué avec Ouvrir la porte aux papillons, d’approfondir, l’un avec les mots, l’autre avec les images, la façon d’être au monde des enfants. Sous la forme de bonnes choses à savoir au cas où, ce petit précis, drôle et émouvant dans sa simplicité, explore avec humour et inventivité, le monde intérieur, les pensées et les sentiments des petits enfants. Sendak, d’un trait précis et rapide en noir et blanc, a transposé à travers ses petits personnages,  leurs attitudes, leurs expressions et leurs gestuelles, avec infiniment de justesse et de vérité.

Que dire des sourcils ? Miss Krauss et les nombreux enfants qui ont fait des suggestions, corrections, additions (et soustractions) pour ce livre ont abouti à « les sourcils, c’est pour mettre sur les yeux ». Et qu’est-ce qu’une figure ? « La figure, c’est quelque chose qu’on a sur le devant de la tête ». Mais aussi : « La figure, c’est bien pour faire des grimaces ».

Expressifs et pleins d’énergie , ces petits héros de papier papillonnant de ceci à cela, nous entraînent à un rythme endiablé, dans leurs agissements, leurs interrogations, leurs manières de voir, leurs inventions verbales. Grâce a la virtuosité du tandem Sendak-Krauss, nous sommes saisis par l’ouverture et la flexibilité de l’esprit enfantin et l’indéniable vérité qui se dégage de leurs points de vue, parfois merveilleusement surréalistes, et parfois merveilleusement pointus.

Traduction de Françoise Morvan

Ruth Krauss
Maurice Sendak
Françoise Morvan

ean 9782352893097. 14 €

Impression en tons directs. 

56 pages. Cartonné. 13,9 × 17,5 cm.

Septembre 2016.
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