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Sigrid Baffert

Sigrid Baffert

Au commencement, il y a un savoir-vivre confondu avec un savoir-écrire, une manière audacieuse de conjuguer en trio la littérature, la musique et
le cinéma, en un kaléidoscope romanesque. Éclats de voix et bruits des mots muets (En roues libres, Syros, ou Coup de Meltem, la joie de lire,
entre autres), puis le passé recomposé de La fille qui avait deux ombres (l’école des loisirs), Halb, l’autre moitié, spectacle musical et livre-CD autour des mouvements de la mémoire (Éditions des Braques), bientôt Loin de Garbo, au plus près de l’exil et de la difficile reconstruction sur une terre inconnue, en un tissage entêtant de deux idées « la transmission interrompue (l’effacement, la disparition), l’exil et l’errance ». Chemin faisant, les histoires se conjuguent, le démon du mot juste vocalise obsessionnellement, alors que le monde, lui, présente ses « mille visages de violence comme une gueule de bois qui n’en finirait pas ». Sigrid Baffert lui répond par l’écriture, elle qui ne sait « qu’inventer des histoires ».

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